Je veux trouver ma voix pour accéder à ma voie.

Ma voix a plusieurs tonalités comme une tarte aux pommes. Chaque couche de morceau de fruit apporte du sucré, une certaine saveur et une texture. Histoire de représenter au mieux la perplexité de chaque Être Humain, on devrait faire des tartes aux pommes. AUX POMMES. Avec différents types de pomme.

Ma pomme du genre est déjà sur la tarte, y compris ma pomme des attractions sexuelles et romantiques. Je n’aime pas dire « orientation » c’est moins joli que attraction. Question de goût. Peut-être que ces pommes évolueront entre-temps, pas de soucis !

Ma pomme de la race est en pleine découpe. Mon couteau s’est figé à moitié dedans et il y a une certaine résistance. Ce cœur est bien coriace, ma foi. Ah. Je sais pourquoi.

En ce moment je lis un guide de Lonely Planet (je trouve ce nom triste bizarrement – bref). Le sujet est Madagascar et les Comores. En fait, je n’avais pas envie de lire la page Wikipédia car il y trop de données. Mais comme je tiens à découvrir l’Histoire de Madagascar, c’est plus facile de prendre des bases dans un guide de voyage.

L’information est réduite aux grandes lignes, il y a parfois des détails franchement incongrus. Une lecture qui ne risque pas de m’écœurer avec un trop-plein historique. Je creuserai plus loin petit à petit.

Pour revenir à mon cœur de pomme qui fait la guerre à mon couteau. Je me cultive sur le pays natal de mes parents car c’est triste de ne pas connaître ses racines. Triste dans le sens où, personnellement, l’attitude de rejet ne m’apporte plus rien de constructif – non pas que ça a été le cas avant… Enfin, ça m’a permis de m’intéresser au Japon et à la Corée du Sud.

Pourquoi aller si loin alors que je ne suis pas fichue de contempler mes propres pieds ? Je vais d’abord voir d’où viennent mes pieds et éventuellement, je replongerai plus loin dans le futur.

Ma pomme de la race a un drôle de goût, elle est un peu fade. A moins que ça ne soit mon palais qui ne capte pas bien l’arôme. Le goût est brouillé (non, je ne parle pas d’œuf). Je ne suis pas blanche, ok, cette déconstruction est faite. Je ne suis pas Malgache pour autant – mentalement et culturellement. Mais… ça m’a rendue toute chose de lire à propos du Kabary dans le guide.

Extrait du guide Madagascar et Comores, Lonely Planet, édition française de 1998, page 95 :

Le Kabary, une tradition oratoire hautement respectée, se retrouve aussi bien dans les discours que dans les contes, notamment pendant les hira gasy.

Note : hira ça veut dire « chanson » et gasy c’est « malgache »

Voilà, à la base, ce sont des assemblées politiques où chaque conseiller prenait la parole, puis ça fini par devenir une distraction voire une compétition. Encore un extrait :

Au début du concours, l’orateur commence par une série de proverbes et d’introductions, utilisant allégories, ambiguïtés, métaphores et comparaisons. Il parle ensuite aussi longtemps que possible en évitant d’aborder directement le sujet concerné. Si vous ne connaissez pas bien le malgache, vous ne pourrez pas apprécier à leur juste mesure l’incroyable langage et le talent des intervenants.

Je sais, je sais, ça vous fait un peu penser aux représentants politiques la première partie. Mais ce qui m’intéresse ici, c’est la richesse du langage. J’aime écrire – autrement, je ne vois pas ce que je fiche sur ce blog. Et donc, en lisant ce passage, j’ai eu un pincement au trognon (restons dans le thème haha !)

Je ne parle pas malgache. Je comprends un peu ce que j’entends, j’arrive à le lire un peu (à haute voix dans ma tête sinon je ne capte rien). Comprendre des noms d’aliments ou des insultes, ça ne me permettra pas de comprendre un Kabary. Je ne parle même pas de l’oral, je déteste l’oral ! C’est un autre sujet, ce n’est pas que réservé au malgache, même en anglais je répugne à ouvrir la bouche. Je privilégie l’écrit.

Bref, j’écris tout ceci pour déclarer officiellement que je veux apprendre le malgache. Bien que je préfère le terme « comprendre » Ouais. Je veux comprendre la langue malgache pour apprendre la culture malgache et donc mieux comprendre les Malgaches.

Je vais donc picorer par-ci par-là du vocabulaire dans les bouquins de la maison, analyser la structure grammaticale des phrases et continuer à me renseigner sur l’Histoire du pays.

Ma tarte aux pommes va être délicieuse. La pomme de la race, je pense que c’est un ingrédient clef pour m’assumer encore plus qu’avant. Ben oui, ça me turlupine de ne pas savoir comment répondre à la question « en terme de race, comment tu te définis ? » (Je rappelle que par race, c’est le concept social dont on parle – va écouter l’épisode de Kiffe ta Race si tu veux en savoir plus – je ne suis pas sponsorisée par cette émission même si je la partage tout le temps héhé~)

Une fois que le dessert sera achevé et cuit, je pourrai alors le partager avec d’autres personnes. Par le biais d’Apprenty par exemple…✍🏽

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